Médiation et parentalité

Pascale Byrne-Sutton a été directrice générale de l’Office de la jeunesse durant quelques années. Elle est particulièrement sensible au respect de l’intérêt supérieur de l’enfant lors de la recherche d’ententes, en accord avec la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.

En effet, les enfants et les jeunes sont bien souvent ballotés dans des procédures parfois longues, sources de ruptures de liens, de perte de confiance et de fragilité psychologique alors qu’ils sont eux-mêmes dans une phase déterminante de construction de leur personnalité.

La médiation offre une opportunité aux parents, malgré leur séparation ou divorce, de maintenir la communication entre eux afin de trouver la voie vers des accords tenant compte de leurs besoins et de ceux de leurs enfants.

Les médiations visent les relations au sein de la famille ou dans les familles recomposées – entre parents/beaux-parents et enfants, parents âgés et enfants adultes – entre parents et grands-parents (conflits intergénérationnels), entre frères et soeurs que les conflits relatifs au droit de visite, au lieu de vie, au transfert d’informations, etc.

Durant la médiation, les parents seront amenés à bien distinguer la rupture du lien conjugal de leurs responsabilités parentales. Les enfants sont confrontés à des conflits de loyauté. Il est essentiel qu’ils ne prennent pas de responsabilités qui ne sont pas de leur ressort.

 

 

 

 

 

« Contre l’imprévisibilité, contre la chaotique incertitude de l’avenir, le remède se trouve dans la capacité de faire et de tenir des promesses »
Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, 1958