Médiation et succession

Lors d’un deuil, au chagrin qui est lié à la perte d’un être cher, un père, une mère, vient le moment de l’héritage qui oblige une fratrie à régler les choses relativement rapidement au plan juridique.

C’est souvent un moment où, derrière les questions financières ou la répartition des objets dans une maison, des souffrances anciennes refont surface, par exemple que le sentiment d’avoir constamment été défavorisé, lesquelles peuvent s’exprimer avec une certaine violence. C’est une période où il est nécessaire de développer une capacité à renoncer à certaines choses pour faciliter la période de transition qu’est le processus de deuil.

La médiation est certainement un processus adapté si les parents entendent constituer une entente sur le partage de leur patrimoine de leur vivant. Ils pourront expliquer pourquoi ils entendent répartir leur patrimoine de telle ou telle façon, comment ils se sont mis d’accord. Prendre le temps d’en parler, c’est offrir une opportunité de dire ce qui importe pour chacun-e. Les émotions pourront être exprimées. Plusieurs rencontres de médiation permettront de reparler des choix initiaux et d’en vérifier la bonne adéquation.

Comme il arrive également que ces questions fondamentales n’aient pas été réglées du vivant du parent, l’aide d’un médiateur peut être précieuse au moment de l’héritage dont l’impact va bien au-delà d’une simple affaire d’argent.